Miroslav Brožec : de Jean Blaise au bronze 70’s — parcours, prix et redécouverte d’un sculpteur singulier

Miroslav Brožec, également connu sous le nom de Jean Blaise, est l’un de ces artistes dont la trajectoire mérite autant l’attention que l’œuvre. Acteur remarqué dans les années 1960, compagnon de Brigitte Bardot, puis sculpteur au style profondément marqué par l’esthétique des années 70, il incarne aujourd’hui une figure recherchée par les amateurs de sculpture figurative et de design vintage. Longtemps discret, son travail connaît un regain d’intérêt notable sur le marché de l’art. Ventes aux enchères, galeries spécialisées, antiquaires : le nom Miroslav Brožec circule de plus en plus. Et ce n’est pas un hasard.

2/19/20264 min read

Jean Blaise : un acteur avant d’être sculpteur

Avant d’assumer pleinement son identité artistique sous son nom d’origine, Brožec est connu comme comédien sous le pseudonyme de Jean Blaise. Dans les années 1960, il se fait remarquer au cinéma et à la télévision, notamment en incarnant Augustin Meaulnes dans Le Grand Meaulnes (1967). Un rôle de jeune homme rêveur, en quête d’absolu — déjà une figure de tension intérieure, presque sculpturale.

Il apparaît également dans Le Cachet rouge ou 4500 kilos d’or pur. Présence magnétique, jeu retenu, regard habité : Jean Blaise ne surjoue pas, il concentre. Ce sera aussi sa méthode en sculpture.

Mais le cinéma ne suffit pas. Il quitte progressivement les plateaux pour l’atelier, troque les scripts contre le plâtre, les projecteurs contre la lumière froide d’un atelier. Il abandonne Jean Blaise et redevient Miroslav Brožec. Un changement de nom, et presque un changement de matière.

La bascule Bardot : quand la vie infléchit l’œuvre

La rencontre avec Brigitte Bardot marque un tournant décisif. Plus qu’une histoire sentimentale, il s’agit d’un pivot artistique. Au contact de cette icône absolue des années 60-70, Brožec se recentre sur la création plastique. Il abandonne définitivement la carrière d’acteur et s’engage pleinement dans la sculpture. Il ne jouera plus des personnages : il les figera.

L’esthétique Brožec : un ADN profondément 70’s

La sculpture de Miroslav Brožec est indissociable de l’esthétique des années 1970. Et aujourd’hui, c’est précisément ce qui fait sa force.

Ses œuvres présentent :

  • des lignes épurées mais sensuelles

  • des volumes pleins et assumés

  • des figures stylisées, souvent élancées

  • une tension entre figuration et abstraction

  • un goût pour le bronze, le laiton, les patines chaudes

Son travail dialogue naturellement avec la production européenne des années 70, époque où la sculpture quitte le classicisme strict pour explorer une modernité organique.

Son style évoque, par certains aspects :

  • Lynn Chadwick — pour la tension formelle et les silhouettes stylisées

  • César Baldaccini — pour la matière et l’affirmation volumétrique

  • Jean Cardot — pour la présence figurative modernisée

Sans jamais être mimétique, Brožec partage avec ces artistes une volonté de condenser l’émotion dans la forme. Et surtout : son œuvre respire les seventies. Pas le kitsch, le noble seventies. Celui qui revient aujourd’hui en force dans le design, l’architecture intérieure et le marché de l’art.

Miroslav Brožec en ventes aux enchères : évolution des prix

Le marché confirme cet intérêt croissant. Plusieurs œuvres sont récemment passées en salle des ventes :

On retrouve également ses œuvres :

Cette présence sélective contribue à structurer sa cote. Nous ne sommes plus dans la découverte confidentielle, mais pas encore dans la flambée spéculative. Le moment recherché par tout collectionneur. La fourchette de prix observée varie selon la taille, le matériau et la signature, avec généralement quelques centaines d’euros pour les petits formats, notablement davantage pour les bronzes signés ainsi que pour les pièces plus rares ou au format plus important. On observe une augmentation progressive mais régulière des adjudications ces dernières années, portée par :

  1. Le retour en grâce du design et de l’esthétique 70’s

  2. La redécouverte des sculpteurs figuratifs de la seconde moitié du XXe siècle

  3. L’intérêt pour les artistes à trajectoire atypique

Brožec reste aujourd’hui dans une zone encore accessible. En d’autres termes : la fenêtre de tir est ouverte.

Pourquoi la cote de Miroslav Brožec pourrait continuer à évoluer ?

Plusieurs facteurs jouent en sa faveur :

  • L’effet génération 70’s : le marché redécouvre massivement les artistes des années 70. Sculpture, design, mobilier brutaliste, bronze moderniste : tout ce vocabulaire revient.

  • Une identité double (cinéma + sculpture) : son passé d’acteur et sa vie sentimentale ajoutent une dimension narrative unique.

  • Une production cohérente : Brožec ne s’est pas dispersé stylistiquement. Cette constance rassure les collectionneurs.

  • Une offre encore limitée : la rareté relative soutient mécaniquement la demande.

Conclusion : du cinéma à l’éternité

Miroslav Brožec a quitté les caméras pour la matière.

Il a abandonné un nom pour en reprendre un autre.

Il a cessé d’interpréter pour façonner.

Aujourd’hui, son œuvre trouve une nouvelle audience — auprès des amateurs de sculpture, des collectionneurs de design 70’s et des passionnés d’art du XXe siècle. Et si le marché confirme ce que l’œil perçoit déjà, son ascension pourrait ne faire que commencer.

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