Deux associés. Deux regards.
Fred : la lumière, avec un peu d'architecture autour.
Fred est architecte de formation. Et surtout, il s'intéresse aux lampes et à l'éclairage depuis toujours.
Il ne les regarde donc pas tout à fait comme nous. Une lampe n'est pas seulement un objet que l'on pose quelque part pour éviter de se cogner dans le noir. C'est une forme, une proportion, une matière, une source de lumière et une manière de modifier un espace.
Cette passion s'accompagne d'une véritable culture du design, construite au fil des années et nourrie aussi bien par les grands noms que par les productions plus confidentielles.
Fred connaît les classiques, mais ce sont souvent les pièces moins évidentes qui retiennent son attention : une forme singulière, une solution technique astucieuse, un matériau inattendu, un objet dont on comprend immédiatement qu'il a été pensé par quelqu'un qui savait ce qu'il faisait.
Son regard complète celui de Bertrand.
Là où l'un cherche volontiers le peintre oublié ou l'œuvre que l'histoire a laissée de côté, l'autre peut passer beaucoup de temps à regarder une lampe sous tous ses angles.
Ce qui, dans les deux cas, revient finalement au même : regarder longtemps avant de décider que quelque chose mérite sa place à la galerie.
Bertrand : des tableaux avant les tableaux.
Bertrand a un passé fait de marketing et communication digitale. Paris, Londres, Hong Kong, beaucoup de réunions et suffisamment de présentations PowerPoint pour avoir développé une méfiance durable envers les gens qui disent qu'une marque doit « raconter une histoire ».
Nonobstant, il collectionne les tableaux depuis longtemps. Par goût certainement, par tradition familiale probablement. Certaines familles transmettent des maisons de campagne, d'autres des recettes. Lui, on lui a transmis l'habitude d'accrocher des choses aux murs.
Ses goûts sont éclectiques, parfois contradictoires, avec une prédilection pour les artistes du XXe siècle et particulièrement ceux des années 1920 à 1970. Pas nécessairement les plus célèbres. Il aime ceux qui ont eu une vraie carrière avant de disparaître progressivement de la circulation : artistes exposés, vendus, parfois très bien reconnus de leur vivant, puis relégués dans les marges de l'histoire de l'art.
Il cherche.
Il fouille.
Il recoupe.
Il retrouve un nom oublié et essaie de comprendre pourquoi il l'est devenu.
La Galerie du Pollet est née de ça.
Au départ, il y avait les tableaux. Ceux de Bertrand, ceux de la famille, puis ceux trouvés ici et là. Les premières ventes se faisaient à domicile, autour d'un verre : une sorte de réunion Tupperware avec plus de tableaux que de boites en plastique. Puis Fred est arrivé avec les lampes, la maison est devenue une galerie.
Et Bertrand continue de faire ce qu'il faisait avant : regarder beaucoup, acheter peu et essayer de comprendre ce qui mérite de rester. Il est également le maître de Voilà Voilà et Paulette ce qui constitue, de son propre aveu, son activité la plus exigeante.












Les œuvres proposées sont vendues en l'état. Leur nature de bien d'occasion implique l'acceptation par l'acheteur d'éventuelles marques d'usage, d'usure, de fragilité, d'ancienneté ou de restauration.


19 rue Notre-Dame
76200 Dieppe
Ouvert
du jeudi au dimanche
de 10 à 12h30
et de 14 à 19h00.
