Sophie Keraudren Hartenberger. Acrylique et collage sur toile. Signé au dos. Daté 2017. 120 x 120 cm.
De l'Op Art, version XXIeme siècle.
€550.00
Pourquoi il nous a plu
Des disques colorés qui semblent flotter dans le noir, une matière qui accroche la lumière, des reliefs qui donnent presque envie de vérifier si l’on a bien affaire à une toile. Au premier regard, on pourrait croire à une vue de l’espace, à des planètes encore inconnues ou à quelque phénomène observé dans un laboratoire.
Sophie Keraudren-Hartenberger emprunte à la science sans jamais transformer la peinture en illustration scientifique. Ses recherches sur la lumière, la matière et les structures cosmiques deviennent ici une expérience visuelle à part entière. Le fond noir donne aux formes colorées une présence presque magnétique, tandis que la texture et le collage entretiennent le doute : est-on devant des astres, des particules, des cellules ou simplement des formes qui n’ont pas besoin d’être nommées pour nous retenir ?
Nous aimons cette œuvre pour son équilibre entre rigueur et mystère. Elle semble parler de phénomènes qui nous dépassent, tout en restant étonnamment physique, presque tactile. Et surtout, elle laisse à chacun la liberté de regarder même sans connaitre l’astrophysique.
Mais qui donc est Sophie Keraudren
Diplômée de l'École Supérieure des Beaux-Arts Nantes Saint-Nazaire (DNSEP, 2016) et des Ateliers de Sèvres (2011), Sophie Keraudren-Hartenberger diversifie ses approches (peinture, installation, sculpture ) des propriétés optiques de la matière et de la lumière.
Son travail explore la frontière entre l'art et la science, notamment l'astrophysique, la chimie moléculaire et la géologie. La recherche scientifique constitue ainsi le fondement de sa création.
Le tableau présenté ici s'inscrit dans ses séries explorant les états de la matière, les structures cosmiques ou encore les phénomènes lumineux, à l'instar de ses créations récentes comme sa série de peintures intitulée Photons. À travers ces disques colorés texturés qui se détachent sur un fond noir texturé, elle matérialise visuellement l'émergence de la lumière, de l'infiniment petit à l'incommensurable cosmique.
Son travail a fait l'objet de parutions dans a fait l'objet de publications dans Beaux-Arts Magazine, la Revue 303 et Paris Art. En 2026, elle a été finaliste pour le prix Talents Contemporains de la Fondation François Schneider. Son travail est également présent à la Galerie See à Paris.
